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Nathan Roth

Écrit par Nathan Roth

Publié le 5 Sep, 2022

5 choses à savoir avant de devenir auto entrepreneur

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Depuis sa mise en place le 1er janvier 2009, le statut d’auto-entrepreneur a séduit plus de 2 millions de Français. Démarches de lancement relativement rapides, comptabilité simplifiée, charges sociales allégées, les raisons du succès de l’auto-entrepreneuriat sont nombreuses. Malgré cette popularité triomphante, se lancer en tant qu’auto-entrepreneur reste une aventure que l’on peut appréhender. Pour ceux qui hésitent encore ou qui sont sur le point de franchir le pas, nous vous proposons de découvrir 5 choses à savoir avant de devenir auto-entrepreneur !

1.Les particularités du statut d’auto entrepreneur

 

Un patrimoine confondu

S’il fallait résumer l’auto-entrepreneuriat en une phrase ce serait la suivante : “Vous êtes votre entreprise”. D’un point de vue organisationnel, cela signifie que vous êtes libre de vos choix. Effectivement, en l’absence de hiérarchie et autres collègues, vous êtes 100% responsable de la réussite ou non de votre activité. 

Mais d’un point de vue juridique, cela implique un autre paramètre à prendre en compte : la confusion de votre patrimoine. Ce fonctionnement propre aux micro entreprises, signifie que votre patrimoine personnel et professionnel ne font qu’un

Très concrètement, si votre auto-entreprise fait faillite, il se peut que vos biens personnels soient impactés. Il faut donc longuement réfléchir avant de devenir autoentrepreneur et penser à assurer ses biens personnels.

particularités statut auto entrepreneur

Un chiffre d’affaires plafonné

A l’origine, le statut d’auto-entrepreneur avait été créé pour régulariser de petites activités telles que brocanteur ou confectionneur d’objets artisanaux. Depuis, son utilisation a bien changé mais il garde le même fonctionnement qu’à ses débuts. Ainsi, l’activité d’une micro-entreprise est soumise à un plafond de chiffre d’affaires annuel qui varie selon la nature de l’activité exercée :

Activité commerciale : 176 200 €.

Activité d’hébergement : 176 200 €.

Activité de prestation de service : 72 600 €

Activité libérale : 72 600 €

A noter que si vous dépassez votre plafond de chiffre d’affaires, vous basculez automatiquement dans le régime de l’entreprise individuelle.

Une comptabilité simplifiée pour les auto-entrepreneurs

Qui dit micro-entreprise dit comptabilité simplifiée. Étant donné que vous exercez votre activité seul, l’État a décidé de vous faciliter la vie en termes de fiscalité ! Les seules obligations sont les suivantes :

  • Déclarer votre chiffre d’affaires tous les mois ou tous les 3 mois
  • Tenir un registre de vos achats
  • Tenir un livre des recettes encaissées
  • Conserver vos factures clients pendant 10 ans après la clôture de votre activité

L’ouverture d’un compte bancaire dédié

Le régime de micro entrepreneur se voulant facile d’accès, il autorise l’utilisation de votre compte bancaire personnel pour votre activité. Cependant, si vous dépassez le seuil de chiffre d’affaires de 10 000€ durant 2 années consécutives, l’ouverture d’un compte bancaire dédié à votre micro entreprise sera obligatoire.

Personnellement, nous vous recommandons d’ouvrir directement ce compte lors du lancement de votre activité. Cela vous permettra d’avoir une meilleure vision des finances de votre micro-entreprise !

2. Aides, formations et pépinières

L’auto entrepreneuriat est une aventure qui peut s’avérer à la fois haletante et stressante. Le système de confusion du patrimoine ajoute d’ailleurs une dimension de risque supplémentaire. Heureusement, il existe différentes aides pour que votre expérience se passe comme sur des roulettes ! (Et bien entendu nous sommes là pour vous en parlez 😉)

Les aides financières pour les micro entreprises

Bien que le statut d’auto-entrepreneur soit cumulable avec d’autres (salarié, assimilé-salarié, étudiant et retraité) il est souvent adopté après une période d’inactivité. Si vous êtes dans cette situation, sachez que vous pouvez obtenir et cumulez différentes aides :

tout savoir sur le aides auto entrepreneur

L’ARE (Allocation d’aide au Retour à l’Emploi) : 

Versée par Pôle Emploi aux demandeurs d’emploi, cette aide est parfaitement cumulable avec un revenu d’auto-entrepreneur. Il faut juste noter que cette allocation chômage pourra diminuer en fonction de l’importance de l’activité de votre micro-entreprise (en savoir plus ici)

 

Le RSA (Revenu de Solidarité Active) :

Renommé prime d’activité en 2016, cette aide peut aussi continuer d’être perçue en parallèle d’un revenu d’auto entrepreneur. 

 

La NACRE (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise) : 

Si vous êtes bénéficiaire de l’une des deux aides évoquées ci-dessus ou que vous avez moins de 25 ans, vous pouvez obtenir une aide supplémentaire proposée par votre région. La NACRE consiste précisément en l’accès à un accompagnement pour lancer votre micro entreprise et à la proposition d’un prêt à taux zéro. En savoir plus

 

L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) :

C’est une aide de Pôle emploi destinée aux bénéficiaires de l’ARE et consistant à convertir ses allocations chômage en capital pour son auto-entreprise. 

 

L’ACRE (Aides aux Créateurs et Repreneurs d’Activité) :

C’est une aide visant à exonérer partiellement de charges sociales les micros entrepreneurs pendant leur première année d’activité. (6,4% au lieu de 12,8% pour la vente de marchandises et 11% au lieu de 22% pour la prestation de services artisanaux, commerciaux et les professions libérales).

Elle s’adresse encore une fois aux demandeurs d’emploi et aux jeunes. Cependant, il existe d’autres conditions d’obtention à découvrir ici

 

Bien s’entourer : la solution des pépinières

Lorsqu’on se lance en tant que micro-entrepreneur, les premiers mois sont les plus mouvementés. On découvre les joies et les peines de l’auto-entrepreneuriat, le tout animé par une énergie folle ! Mais parfois, on finit par rentrer dans une routine étouffante. D’autres ressentent aussi une forme de lassitude à travailler seul. Pour surmonter ces périodes difficiles et retrouver sa motivation, il existe une solution : être entouré !

Pour répondre à ce problème, un concept a vu le jour dans les années 80 : les pépinières. Ce sont des structures relativement conséquentes qui visent à accueillir des entrepreneurs en quête d’accompagnement

Un micro-entrepreneur inscrit dans une pépinière peut se rendre, quand il le souhaite, dans des locaux hautement équipés afin de travailler et de recevoir des conseils de professionnels.

L’accompagnement est généralement de l’ordre administratif, juridique mais aussi stratégique

L’intérêt d’une pépinière est à la fois de recevoir de précieux conseils de professionnels mais aussi de pouvoir échanger avec d’autres auto-entrepreneurs. Vous pourrez donc élargir votre réseau, partager votre expérience de micro-entrepreneurs et sans aucun doute décupler votre motivation

Pour trouver une pépinière, vous pouvez vous rendre sur le portail de Bpi France ou bien consulter la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de votre département.

Les formations

Très souvent, l’adhésion au régime d’auto-entrepreneur représente une première expérience d’entrepreneuriat. Bien que le lancement d’une micro-entreprise soit réputé simple, les nombreuses démarches administratives peuvent freiner les plus expérimentés. S’ajoute à cela l’appréhension d’entreprendre, l’inquiétude de ne pas trouver de clients ou encore la peur de ne pas savoir par ou commencer ni quelle stratégie adopter. 

Pour cette raison, différents organismes proposent des formations en ligne pour apprendre à gérer son entreprise. C’est d’ailleurs notre cas ! Vous pouvez découvrir notre formation juste ici

En bref, les avantages de l’apprentissage Webmyday sont :

  • Une plateforme d’e-learning pour avancer à votre rythme
  • Des séances de coaching individualisées avec un formateur expert en gestion et en création d’entreprise
  • L’accès à une communauté d’entrepreneurs sur Slack

3. Les acteurs indispensables

La caractéristique principale d’un micro-entrepreneur est qu’il est seul d’un point de vue juridique. Mais qui dit seul ne veut pas dire mal accompagné ! Pour vous aider voici une liste (non-exhaustive) des acteurs indispensables que vous devez connaître avant de vous lancer dans cette aventure !

CFE (Centre de Formalités des Entreprises) : 

C’est l’entité auprès de laquelle vous constituez votre dossier ACRE.

RSI (Régime Social des Indépendants) :

C’est l’entité relative à vos cotisations sociales et à votre protection en tant qu’auto-entrepreneur. 

SIE (Service des Impôts des Entreprises) :

C’est l’entité relative à la déclaration et au versement des impôts et cotisations foncières des entreprises.

CCI  (Chambre de Commerce et de l’Industrie) :

C’est le CFE auprès duquel vous devez vous immatriculer si votre activité est de nature commerciale.

CMA (Chambre de métiers et d’artisanat) :

C’est le CFE auprès duquel vous devez vous immatriculer si votre activité est de nature artisanale.

À noter : Si vous exercez une profession libérale en auto-entrepreneur, vous êtes rattaché au CFE de l’URSSAF. 

4. Les perspectives d’évolution

Les experts en entrepreneuriat vous le diront : le régime d’auto-entrepreneur a des limites. Bien qu’il convienne parfaitement à de petites activités, notamment artisanales, si vous avez de grandes ambitions d’expansion, vous finirez forcément par changer de statut.

Ces limites s’expliquent d’abord par la dimension “individuelle” du système de micro entreprise. Bien qu’il soit possible de recruter des salariés en étant auto-entrepreneur, la démarche est assez lourde. De plus, si vous prenez cette décision, vous rencontrerez sûrement un autre problème : le dépassement de votre chiffre d’affaires annuel.

En effet, le second inconvénient qui pousse les auto-entrepreneurs à changer de régime est le plafond de CA (72 600€ ou 176 200€ selon la nature de votre activité). Si vous êtes amenés à réaliser une année trop prolifique pour ces seuils, vous basculerez dans le régime d’entreprise individuelle (EI).

Ainsi, si vos ambitions professionnelles dépassent les limites de votre statut d’autoentrepreneur, plusieurs perspectives d’évolution s’offriront à vous. 

Si vous souhaitez continuer à entreprendre seul, vous pourrez vous tourner vers une forme sociale unipersonnelle (SASU, EURL, EI …). 

A l’inverse, si vous cherchez à vous entourez d’associés vous pourrez vous orientez vers une forme sociale pluripersonnelle (SARL, SAS, SA).

À noter que chacun de ces nouveaux statuts présentent des caractéristiques administratives et juridiques très différentes de celles d’une micro-entreprise !

5. Attention aux arnaques !

De par ses nombreux avantages et sa rapidité d’adhésion, le statut d’auto-entrepreneur est très populaire. Tellement populaire qu’énormément d’arnaques l’exploitant pullulent sur Internet. 

Tout d’abord, l’immatriculation nécessaire à la création d’une micro entreprise se faisant en ligne, beaucoup de sites proposent des services pour le faire à votre place. Certains sont très utiles et parfaitement fiables comme Superindep mais d’autres sont frauduleux et chercheront à vous arnaquer.

En réalité, pour créer son dossier, il suffit de suivre la procédure qui convient à votre activité en vous rendant sur le portail de l’URSSAF.

À noter que l’immatriculation de votre micro entreprise au Répertoire des métiers est totalement gratuite. Cependant, un stage de préparation à l’installation (facultatif) est proposée à 194€.

L’autre arnaque très répandue dans le milieu de l’auto entrepreneuriat est le phishing. Cela se présente sous la forme d’e-mails, de SMS ou d’appels téléphoniques dans lesquels des individus malveillants se font passer pour des entités administratives connues (URSSAF, CCI etc) dans l’optique de récupérer des informations sur vous ou votre entreprise.

Notre conseil : ne divulguez jamais vos mots de passe, peu importe qui est votre interlocuteur !

Conclusion

Pour conclure, le statut d’auto-entrepreneur est une réelle bénédiction pour l’entrepreneuriat Français. Il est à la fois facile d’accès, relativement encadré et très utile pour lancer un projet professionnel ! Cependant, il faut bien réfléchir avant de prendre la décision de se lancer dans l’aventure. 

Comme expliqué tout au long de l’article, il y a de nombreuses spécificités à ce régime qu’il est impératif de connaître pour ne pas regretter son choix plus tard. Nous espérons vous avoir éclairé un maximum sur ce statut à la fois très populaire et sous-estimé !

Et si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale en étant accompagné de A à Z, découvrez notre nouvelle formation création d’entreprise

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